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| Ref: |
10703 |
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| Discs: |
1 |
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| Type: |
CD |
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| Boitier: |
Digipak |
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| Label: |
AFM Records
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| Genre: |
THRASH |
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| Sortie: |
EUROPE 31/08/2012 |
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Tracklist:
01. War Is My Way
02. Unscarred
03. The Cross
04. Cut It Out
05. Black Flag
06. Private Hell
07. 12 Angels
08. Enemy
09. Fuck Your God
10. Never Surrender
11. Sick Love
12. Feel Like This
13. Kill It
14. The Pretender |
Description:
Hungarian neo thrash masters EKTOMORF are back on the front! After their “The Acoustic” album, the band now returns with their next heavy release. “To make ‘The Acoustic’ album was a great experience for EKTOMORF. I’m still very happy with what we created and I want to thank all EKTOMORF fans for supporting us. But now with the new album we go back to the heavy stuff. The tons-of-bricks sound that is typical EKTOMORF, but with some surprises here and there”, says the band’s leader Zoli Farkas.
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Chroniques: |
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Le nu-metal ou néo-métal, voilà bien un terme qui est tombé en déliquescence ces dernières années au fur et à mesure que les groupes phares de ce style ont connus moins de succès, ont carrément disparu de la circulation ou se sont réorientés vers d’autres sonorités. Le groupe qui continue sans vergogne à perpétuer ce style se trouve, non pas en Californie, mais en Hongrie. Ektomorf, puisqu’il s’agit d’eux, ne dévie pas de ce metal nouveau depuis leur premier album en 2000. Le petit dernier, Black Flag, ne déroge pas à la règle ni à la comparaison Soulflyesque.
Car oui, à chaque chronique et chaque interview, la ressemblance plus que frappante avec le groupe de Max Cavalera revient sur le tapis. Pour ce 9ème album, soit inconsciemment je ne veux pas faire comme tout le monde, soit je l’ai mal écouté (une petite dizaine de fois pourtant), soit Ektomorf en a eu marre et a enfin décidé d’emprunter une autre voie. Celle tracée par Machine Head en l’occurrence. Opportunisme ou hasard, à vous de juger. En tout cas, on ne peut nier que le break dans « War Is My Way » et le petit larsen à la gratte dans « Never Surrender » renvoient au Machine Head récent pour l’un et à Burn My Eyes pour l’autre. A plusieurs reprises, on a aussi l’impression que Rob Flynn est venu pousser la chansonnette avec Zoltán Farkas, la tête pensante d’Ektomorf. Ecoutez certaines intonations de chant sur « War Is My Way », « Unscarred », « Private Hell » ou « The Cross ». Les paroles de ce dernier sont dans un trip très croyant (voyez l’affreuse pochette), pas vraiment le créneau de ce qu’écrit Flynn, plutôt celui du père Max. Merde, je m’étais juré de chroniquer Ektomorf sans évoquer Soulfly/Cavalera mais décidément, il semblerait que ce soit impossible.
Pourtant, soyons honnêtes, le pastiche de Soulfly qu’étaient les trois albums Destroy (2004) Instinct (2005) et Outcast (2006) était plus équivoque sur le précédent Redemption (2010) pour déjà faire la place à un son à la Machine Head sur des titres comme « Stay Away » et « Anger ». En 2012, on peut enfin rendre à Zoltan ce qui lui appartient: Black Flag est sans doute son meilleur album. Car si l’on ne peut parler de personnalité propre et unique à propos d’Ektomorf, on peut déjà dire que le guitariste/chanteur a apporté du soin, de la précision et de l’efficacité dans ses compos. L’album offre quelques foutues bonnes chansons. D’emblée, on ne peut sincèrement qu’aimer la superbe intro de « War Is My Way » : une belle mélodie à la guitare claire sur laquelle embrayent des grosses percus vachement sympas pour une belle montée en puissance. Un début d’album au taquet car après la grosse fureur (présente d’ailleurs tout au long de la plaque), on est surpris par le break calme et le chant clair de Zoltan. « Unscarred » n’est pas en reste car on se rend compte que Farkas sait chanter ! Il ne se contente plus d’imiter Maxou (re-merde) car en fait, il chante bien mieux et plus mélodiquement que lui (et toc pour les comparateurs compulsifs). Peut-être est-ce l’exercice de l’album acoustique sorti début 2012 qui a aidé Zoltan en ce sens mais en tout cas, le constat est identique avec « Private Hell », un autre bien chouette morceau mémorable. Bon, il reste bien quelques petits problèmes d’accent anglais ici et là mais Max n’est pas forcément meilleur à ce jeu (re-toc !).
Par ailleurs, comme je le disais au début, Ektomorf, ça reste du gros son néo-metal. On est replongé dans les 90’s avec un accordage de cordes très bas, grave, un son frappant, des riffs syncopés et peu de solos (sauf peut-être dans le titre éponyme). Tout est très rythmé et forcément groovy et puissant. Ayant largement vu l’émergence, adhéré, adoré puis dépassé tout ce mouvement nu-metal, je me suis encore laissé prendre par « Cut It Out » et « Enemy ». Le problème arrive sur la fin de l’album. Tout allait bien dans le meilleur des mondes auditifs jusqu’à la 8ème plage. On a même eu droit à la petit intro tzigane de rigueur pour « Cut It Out » et à un très sympathique interlude acoustique avec « 12 Angels ». « Fuck Your God » est carrément hardcore sur la 1ère moitié, violent et assez bref, mais tout ce qui suit est alors largement dispensable. On a déjà entendu les plans de « Sick Love » 1000 fois, « Feel Like This » est archi nul et on ne pousserait pas au point de « Kill It » mais là, il est plus que temps que l'album s'arrête.
Au niveau du fond, j’ai eu beau chercher, je n’ai pas vraiment vu un rapprochement possible avec le mythique groupe de Henry Rollins ni avec le mouvement anarchiste. Sans doute en nommant l’album Black Flag, Farkas a voulu insister sur son côté révolté et insoumis. Ektomorf n’a jamais été le groupe le plus intéressant du monde au niveau des paroles. Loin de là, que de lieux communs ! Voyez simplement les titres des chansons. J’étais même persuadé qu’ils avaient déjà un morceau appelé « Enemy », c’est dire. Cela tourne beaucoup autour de lui (en rond quoi) et de sa combativité. On sait qu’étant issu de la minorité Roms Zoltan Farkas a été directement victime de rejet et de racisme [note : encore aujourd’hui la Hongrie de Viktor Orban est loin d’être un exemple de démocratie et de respect des minorités]. La rage de Farkas est donc légitime et mérite le respect. Maintenant, il y aurait peut-être matière à des textes plus intéressants tout de même (surtout un peu futé « Kill It »).
Ektomorf ne sera jamais un grand groupe majeur mais on ne peut pas nier la volonté et la détermination de son leader. Il a réussi à amener Ektomorf plus loin qu’aucun autre groupe de metal hongrois. Et comme leur musique est jusqu’à présent toujours d’une qualité très correcte et percutante à défaut d’être foncièrement originale, on est plutôt content et on adhère avec plaisir. Certes, la comparaison avec Soulfly a toujours collé aux basques de Zoltan comme un chewing gum sur la semelle d’une chaussure mais la roue tourne et cette comparaison devient de moins en moins évidente car… Soulfly a beaucoup changé ! Finalement, c’est tout bénèf pour Ektomorf car ils restent un des derniers dans ce créneau. Quant à la nouvelle tendance rappelant Machine Head, on va dire que cela fait partie du package des hongrois. Car Ektomorf, c’est tout l’art de repasser les plats. Mais tant que la recette est bonne et bien préparée, ça se laisse digérer.
Vanarkh
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| 15/20 |
Courtesy of
ROCK 'N BALLS |
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