Bien qu'ils soient Finlandais, les membres de Korpiklaani font preuve d'une régularité digne des Helvètes dans l'ajout d'une ligne à leur discographie.
C'est donc une toute petite année après Ukon Wacka, que la cuvée Korpiklaani arrive chez tous les bons brasseurs…disquaire pardon! Le cru de l'année se nomme Manala. Le produit est proprement présenté et l'étiquette fait de nouveau appel à la mascotte du groupe, le "mage" Vaari. Le visuel est sans doute l'un des plus réussi de l'histoire du groupe…mais comme dit le dicton, qu'importe la bouteille pourvu qu'on ai l'ivresse! Alors trinquons!
L'album démarre sur les chapeaux de roue avec "Kunnia", un morceau au rythme très festif et accrocheur…comme sait si bien le faire Korpiklaani. Mais c'est là que le bas blesse, nous avons l'impression d'assister à un recyclage de ce que Korpiklaani a déjà fait. Pire, ce recyclage n'abouti pas toujours à quelque chose de valable comme en témoigne le mauvais "Rauta" aux relents de chanson d'Eurovision. Malgré cela, les recettes "miracles" de Korpiklaani fonctionnent toujours avec une alternance entre les instrumentaux ("Husky Sledge" sur lequel le nouveau violoniste s'offre un interlude agréable ou encore "Dolorous") et les morceaux agressifs et captivants ("Petoeläimen" en tête)
Je parlais d'ivresse, mais au lieu d'une gentille euphorie éthylique, Korpiklaani nous saoule complètement! Le millésime d'Ukon Wacka vieilli mal et tire sur la piquette!
Korpiklaani est passé du status d'oenologue de luxe à celui d'alcool chronique à la bière de supérette. Il faudrait une cure pour épargner leur foie et notre foi en la formation Finlandaise afin d'éviter la cirrhose, voir l'overdose. Alors, Messieurs, prenez-votre temps pour nous proposer un prochain opus original et riche, digne de votre statut!
Pour info et pour les amateurs, l'album est également disponible en version deux disques dont le second est…l'équivalent du premier mais cette fois chanté en anglais. Le coté festif en moins!
Aces High
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